Imaginez-vous assis avec votre café du matin, tranquillement en train de naviguer sur vos réseaux sociaux grâce à votre VPN fétiche, lorsque soudainement vous tombez nez à nez avec une menace de voir cette pratique interdite. C’est à peu près ce qui s’est passé ce week-end, exaltant les esprits et déclenchant une petite tempête d’opinions. Une proposition d’amendement, émise par un député du parti majoritaire, prévoyait de donner le contre-pied à l’utilisation des VPN pour accéder aux réseaux sociaux. Mais face à une forte controverse, le parlementaire a vite fait marche arrière.

Pas besoin de vous rappeler combien les VPN, ces joujoux technos génialissimes, sont devenus quasiment indispensables de nos jours. Ils sont nos gardiens, sécurisant notre navigation, nos clés magiques ouvrant la porte aux contenus géobloqués et défendant farouchement notre droit à l’anonymat. Certes, ils sont encore plus vitaux pour ceux qui jouissent de l’art du télétravail. Pourtant, au milieu de ce tableau idyllique, le député Renaissance Mounir Belhamiti a voulu jeter un froid en déposant un amendement détonnant qui a mis le feux aux poudres sur la toile.

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L’homme proposait ni plus ni moins que d’“interdire à tout utilisateur d’un réseau social de publier, de commenter ou d’interagir en utilisant un réseau privé virtuel.” Pour défendre son point de vue, il mettait en avant le cas d’enquête policière où les VPN embrouillent “la possibilité d’identification”, et deviennent ainsi un mur entre les gentils flics et les potentiels méchants.

VPN interdits sur les réseaux sociaux : l’amendement finalement retiré

Sécurité bafouée, droit à l’anonymat piétiné, travailleurs numériques entravés… Cette nouvelle a déclenché une vague de critiques colossale diversifiée, rassemblant aussi bien politiciens que pros du numérique. Devant ce tollé, le député a vite fait volte-face, rappelant toutefois que son amendement n’était là que pour susciter le débat.

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Dans ses propres mots, il s’est voulu clair : “En déposant un amendement visant à proscrire la publication (et non la consultation) sur les réseaux sociaux via une connexion VPN, il est bien évident que je n’imagine pas son adoption telle quelle”. En traduction simultanée : « C’était juste pour voir, pour discuter, les gars! »

L’homme politique regrette amèrement l’embrouillamini né de cette proposition d’amendement d’appel, qu’il juge disproportionné et injustement alarmiste. Il soutient que l’objectif était plutôt de lancer une discussion constructive sur “l’identification des auteurs de messages délictueux”, plutôt que sur l’anonymat des comptes.

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L’amendement CS553 ne sera donc pas débattu. D’autres ont également été retirés :

  • Le député Stéphane Vojetta avait une idée bien particulière en tête: tout internaute qui se connecterait sur une plateforme adulte via VPN serait automatiquement pigeonné comme mineur!
  • La députée Estelle Folest, elle, aurait voulu proscrire aux mineurs l’abonnement à un VPN, à moins qu’ils n’aient l’heureux aval de leurs parents.

Cependant, il semblerait que le débat ne soit pas totalement clôturé. En effet, un autre amendement, proposé par le député Vincent Thiebaut, est encore en lice :

  • Il suggère d’exiger des fournisseurs de VPN qu’ils soient tenus bloquer “l’accès à un réseau internet non soumis à la législation et règlementation française ou européenne”.
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